vendredi 30 novembre 2012

Le Virus du Papillome Humain (HPV).

 

Le HPV, c'est le Human Papilloma Virus. C'est l'un des virus, l'une des infections sexuellement transmissibles, les plus fréquentes dans notre société contemporaine. Depuis quelques années, il s'est largement répandu. En Belgique, on estime qu'à peu près 70% des femmes (toutes orientations sexuelles confondues) sont porteuses du virus. Mais être atteinte du HPV ne veut pas dire que vous avez une maladie. 

Vu le nombre de personnes touchées, il y est donc fort possible que vous contractiez au moins une fois un HPV au cours de votre vie et il est fort probable aussi, que nous n'aurez aucun trouble de santé et donc, a fortiori, aucun symptôme. Quiconque est sexuellement active court le risque d'avoir un HPV.

En effet, il existe différentes souches du virus, près d'une centaine. Il existe plein de souches de ce virus qui ne sont pas dangereuses, qui ne créeront aucun problème de santé et disparaitront avec le temps. La plupart des personnes qui ont contracté un HPV sont dites asymptomatiques (elles ne présentent aucun signe, aucun symptôme). Le HPV peut même disparaitre de lui-même.

Le HPV est transmissibles sexuellement et par le sang, mais aussi de manière plus succincte, par des contacts de peau à peau, de muqueuses à muqueuses.

Aussi, il y a parmi ces souches, certaines qui sont dites à faible risques. Elles peuvent causer des verrues génitales ou anales, qu'il faudra traiter, elles ne sont pas graves même si ce n'est jamais agréable d'avoir des verrues, d'autant plus au niveau du sexe. Certaines souches de HPV créent même des verrues plantaires càd aux pieds et ce n'est pas drôle non plus, même si cela nous nettement inquiète moins! Les verrues peuvent apparaitre des semaines, des mois après le contact contaminant. 

Elles ressemblent à des excroissances en forme de chou-fleur, des crêtes de coq, on les nomme aussi condylomes. Elles sont indolores la plupart du temps, mais elles peuvent parfois créer des démangeaisons. Elles peuvent se situer sur la vulve, l'anus, l'urètre, le col, les cuisses...

D'autres souches sont dites à haut risque. Dans certains cas elles peuvent causer des transformations des cellules, elles deviennent anormales, il s'agit d'une dysplasie. Certaines peuvent évoluer vers des lésions pré-cancéreuses, un cancer du col de l'utérus, d'autres parties génitales ou de l'anus. Ceci se fait avec le temps et dans certaines circonstances; une immunité basse, etc...

Seulement une toute petite partie des infections créeront un cancer, mais mieux vaut être prudente et miser sur le dépistage. 

Consultez notre post: Le frottis en quelques mots.

Le HPV est très contagieux. Il ne nécessite pas de pénétration pour se transmettre, il peut l'être par des contacts peau à peau, de muqueuses à muqueuses (vulve, anus, bouche...). Il peut donc s'échanger entre femmes très facilement. Il n'est pas facile de prévenir sa transmission, si ce n'est par l'abstinence sexuelle et de tout contact peau à peau, donc, autant dire, que ce n'est pas possible, ni souhaitable :)!!!

Dans les recherches, il y a peu de cas de LESBIENNES infectées mais, d'une part, nous nous faisons moins dépistées régulièrement que les autres femmes, nous nous faisons parfois dépistées, sans dire notre orientation sexuelle (laissant l'illusion au professionnel-le, que nous sommes hétérosexuelles, comme ses questions semblent le sous-entendre) et d'autre part, les professionnel-le-s de la santé manquent de connaissances et de sensibilité à notre sujet et que dans les recherches, il arrive que les femmes soient toutes considérées comme hétérosexuelles, par défaut.De ce fait, notre invisibilité se manifeste peut-être jusque dans ces recherches et leurs résultats. Nous ne pouvons donc pas en déduire que nous sommes moins atteintes... 

Il reste que des spécialistes pensent que si une femme est atteinte lors de contacts avec une autre femme, c'est souvent que cette dernière a été contaminée par un homme précédemment. Ensuite, il peut aussi se transmettre de femme à femme par les contacts sexuels et de peau à peau. Cette idée vient que le HPV était considéré comme étant surtout localisé sur le gland des hommes. Il y a parfois encore des professionnel-le-s pour qui s'il y a eu contamination d'une personne, il y a forcément eu des relations avec un homme, ce qui n'est pas forcément le cas. 

De plus, de nombreuses LESbiENNES ont eu dans leur vie ou continuent d'avoir des relations avec des hommes, par plaisir, attirances mais parfois aussi, par la pression à la norme, à l'hétérosexualité, à la maternité aussi. Donc, nous sommes suffisamment à risque d'être atteintes, dans nos relations sexuelles, avec des hommes, avec des femmes. C'est pourquoi, les recommandations qui deviennent en vigueur par les gynécologues en ce qui nous concernent, nous, les LESbiENNES, sont de nous faire des frottis régulièrement.

Pensez-y pour vous, pour votre amoureuse, allez-y seule, en couple ou alors, allez-y en groupe d'amies au planning! Tout est bon du moment que vous vous fassiez régulièrement dépistée (frottis, test PAP)! Nous vous y encourageons!


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santedeslesbienne@gmail.com

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