mercredi 7 mars 2012

Le 8 mars...

Alors, petit préambule, non, non, on ne dit pas "la journée de la femme"! Même si les journaux en parlent parfois comme cela...


Pourquoi? Parce que ce serait réifier les femmes au travers de la Femme, emblème de l'éternel féminin, avec un ordre naturel, une logique essentialiste derrière... Gloire à la Femme et tout le toutim... Du moment qu'elles continuent à être et surtout, qu'elles restent à leur place de femme...


Or, les gentilles filles vont au paradis. Les vilaines vont partout...


Donc, c'est la journée internationale DES femmes et plus précisément, de leurs droits...

En outre, le jour où l'on ne devra plus avoir un jour pour ça, c'est que les droits seront atteints et là, on pourra vraiment faire la fête!!!!!


En attendant, nous nous engageons auprès de tous les mouvements qui travaillent pour faire respecter les droits des femmes en général et nous sommes à leurs côtés pour continuer de tenir compte de manière transversale, des variabilités parmi les femmes, dont les LESbiENNES, de toutes les couleurs, de tous les âges, de toutes les formes, partout dans le monde...


Car l'égalité, le respect des droits, c'est aussi une question de santé...

jeudi 1 mars 2012

La prévention des ITSS entre femmes... Mais encore?

Vivre, partir en voyage, traverser la rue, faire l'amour, c'est prendre des risques... Mais la plupart du temps, tout se passe bien, non? Et la sexualité sans risque, ça n'existe pas... Et si on ne fait rien, ce serait très ennuyant non? Alors, on fait comment?



Bien sûr, on essaye de réduire les risques au maximum (on fait des vaccins pour partir à l'étranger, on passe -parfois- quand le feu est vert pour les piétons, on utilise certaines précautions lors des relations sexuelles...).



Mais le risque Zéro n'existe pas. On va "juste" (mais c'est très important!!!!) réduire au maximum les risques... Il faut veiller à le faire, cela fait partie des choses importantes dans une relation, qu'elle soit passagère ou établie, il faut prendre soin de soi et de l'autre, ou vice versa, c'est comme vous voulez! Cela relève de l'éthique dans la relation, du respect qui est donné et reçu.


Pour réduire les risques, il faut être informées... Et dans le domaine de la santé affective et sexuelle, il y a peu de choses au sujet des LESbiENNES et comme nous l'avons déjà dit, les informations se répètent de l'une à l'autre des brochures d'informations.


Depuis de nombreuses années, la question des IST, Infections Sexuellement Transmissibles, lors des relations entre femmes, est restée en même temps négligée (en termes de recherche, d'actions de prévention) et en même temps, présentée comme un grave danger (la question du VIH-Sida entre femmes). Sous-estimée d'un côté, dramatisée d'un autre.


Sous-estimées, les ITSS entre femmes le sont car il reste des idées selon lesquelles, deux femmes ensemble "ne peuvent rien se refiler comme infections". Cela repose sur la méconnaissance des praticien-ne-s et des chercheurs-euses et sur une vision phallocentrée de la sexualité ("que peut-il bien exister s'il n'y a pas de pénis?", réponse lorsque l'on n'est PAS dans cette vision : plein de choses :) !!!!!). Si la sexualité entre femmes est ainsi banalisée, dénigrée, il en va de même des infections. Derrière ce processus, c'est la sexualité des femmes en général qui est ainsi mal considérée. Hors de la reproduction et de la contraception, la prise en compte de la sexualité des femmes reste encore trop souvent réduite.


Dramatisées, les ITSS entre femmes le sont aussi. Des messages qui émanent et qui se répètent de manière univoque proviennent souvent de femmes LESbiENNES qui travaillent auprès des gays, des prostitué-e-s, en prévention du VIH-SIDA. Il est bien connu que dès le début, les LESbiENNES ont été solidaires avec leurs amis et connaissances gays, frappés de plein fouet par cette épidémie, devenue une pandémie. Pourtant, durant des années, la question de la transmission du VIH entre femmes, ensuite des IST, n'a pas fait l'objet d'actions ou de recherche. Ni par les associations de gays, ni par d'autres. Ce n'est que récemment que la question des IST entre femmes apparait, pour une série de raisons et de motivations dont certaines sont louables. Mais pour faire poids, les messages font peur ("le VIH se transmet entre femmes!!!", cela est possible, il existe quelques cas, mais cela n'est pas très fréquent. Il faut réduire les risques en évaluant les pratiques de l'une et de l'autre, mais s'alarmer n'est pas de bon conseil). Pour être entendus, les messages résonnent comme ceux pour les gays et les hommes bi, ils ne tiennent pas suffisamment compte des réalités des LESbiENNES. Par contre, d'autres risques sont mis à l'écart. Pour diverses raisons (rencontre amoureuse, choix personnel mais aussi pression à la norme et à l'hétérosexualité), de nombreuses LESbiENNES disent avoir eu des relations sexuelles avec des hommes dans leur vie et certaines continuent à en avoir. Et les LESbiENNES sont parfois plus susceptibles de les avoir avec des hommes gays ou bisexuels, ce qui n'est pas sans intérêt en termes d'évaluation des risques.


Alors, la prévention des ITSS entre femmes doit gagner en expertise, la recherche doit être soutenue, les formations aux professionnel-le-s étendues, cela doit devenir une réelle attention, qui s'inscrit dans une perspective de santé globale pour les LESbiENNES (càd, tenir compte de tous les facteurs de risques et de protection, des niveaux individuels au niveau macro-social). Aussi, il s'agira pour nous, les LESbiENNES, de considérer que c'est important, nous sensibiliser les unes les autres, faire des tests de dépistage du col de l'utérus et consulter un-e gynéco chaque année.


NB: ITSS = Infections Transmises Sexuellement et par le Sang, IST = Infections Sexuellement Transmissibles. Souvent cela parle de la même chose, mais les termes ne sont pas les mêmes en Belgique, au Québec ou en France. ITSS correspond mieux à nos besoins, en tant que LESbiENNES.

lundi 13 février 2012

Nous n'avons pas besoin des hommes pour avoir du plaisir...



Magenta-Sida’sos - Affiche prévention IST femmes
Communiqué de presse 12/02/2012


Les IST entre femmes (Infections Sexuellement Transmissibles)

A l'occasion de la St Valentin, Sida'sos et Magenta lancent une campagne de sensibilisation sur les IST à destination des lesbiennes et bisexuelles. En effet, ces publics sont trop peu ciblés par les campagnes de sensibilisation actuelles. L'affiche de la campagne a été sélectionnée comme coup de coeur lors du concours organisé par Sida'sos en février avec les étudiants de Francisco Ferrer.


Pour les gays, extrêmement touchés par le VIH, parler de prévention a été et reste une question de santé publique et de survie. Par contre, les pratiques entre femmes sont/seraient moins à risques au sujet du VIH et elles font donc très peu, l'objet de mesures de prévention.

Pourtant, d'autres infections que le VIH existent (le HPV en est un exemple) et elles peuvent avoir des impacts importants sur la santé des femmes qui aiment des femmes, qu'elles soient lesbiennes, bi ou en questionnement. D'autant plus que les LESbiENNES consultent moins de gynécologues et recourent moins au dépistage gynécologique que les femmes hétérosexuelles...

Notons aussi que bon nombre des lesbiennes ont eu des relations avec des hommes, soit par des rencontres au décours de leur vie, mais sûrement aussi, par la pression à l'hétérosexualité. Dans notre société, celle-ci pèse sur les personnes et sur les femmes en particulier... Sans dépistage, les LESbiENNES sont donc exposées à des risques majeurs dans certains cas.

Actuellement, on peut constater - et regretter - que la prévention des IST à destination des LESbiENNES n'est toujours pas une préoccupation majeure pour les politiques, les chercheur-e-s et les associations.

Et lorsqu'une information existe, souvent, elle n'est pas adaptée aux réalités et aux besoins des LESbiENNES. En voiçi quelques exemples...

1. Tout d'abord, dans le meilleur des cas, de très faibles moyens sont mis à disposition pour réaliser des folders et ils sont souvent octroyés à des organismes de prévention spécialisés au sujet du public des gays. De ce fait, les informations qui existent s'inspirent souvent de la prévention du VIH et du sida et des réalités de la communauté des hommes gays.

2. Ensuite, la prévention qui existe fonctionne aussi souvent en copier-coller consenti, de pays en pays, entre associations, à cause du manque de soutien financier pour des initiatives adéquates et notamment pour des recherches. De ce fait, les campagnes se répètent et se reproduisent, créant un discours unique, une production de normes assez univoques, sur ce qui est à faire - ou non- en termes de prévention mais aussi - et c'est ce qui est encore plus gênant- en termes de relations et de conduites sexuelles, dont notamment des conduites qui sont plus à risques au sujet des IST. Elles reflètent en outre, l'hypersexualisation présente dans notre société et qui touche aussi les LESbiENNES.

Il est évident que sans tenir compte des réalités des LESbiENNES, sans des messages de prévention adéquats au sujet des LESbiENNES, certaines peuvent ne pas se sentir concernées, se sentir hors normes, adopter certains comportements "seulement" pour être intégrée parmi les LESbiENNES ou présumer qu'il faut réaliser telle ou telle pratique pour être une LESbiENNE actuelle et moderne...

Bref, toutes ces raisons expliquent pourquoi la prévention des IST à l'égard des LESbiENNES doit vraiment faire l'objet d'une expertise spécifique, pour être adéquate... Sinon, la prévention induit la production de normes sexuelles, orientées davantage style "hétéro et/ou gays", et qui peuvent être teintée d'hypersexualisation. Ce qui n'est donc pas adéquat.

3. D'autre part, en ce qui concerne les professionnel-le-s de la santé, il est bien évidemment nécessaire d'envisager l'adaptation de leurs pratiques, à la diversité des réalités, afin de favoriser la prévention des IST chez les LESbiENNES.

En effet, l'accès aux soins et aux services est connu pour être plus difficile pour les LESbiENNES, étant donné la présomption à l'hétérosexualité dans les interventions des professionnel-le-s ("et votre compagnon?"), l'hétérocentrisme (agir comme pour les hétéro) et le sexocentrisme (agir comme pour les femmes en général) des interventions professionnelles et le manque de formation des intervenant-e-s aux réalités spécifiques des LESbiENNES. Interrogés, ces professionnel-le-s demandent davantage de formation et d'informations. Mais les organismes de formation généralistes peuvent tomber dans les mêmes travers que les intervenant-e-s (hétérocentrisme, sexocentrisme des interventions ou adaptation de la formation à la diversité sexuelle, mais en "copiant" ce qui existe pour les gays et en le généralisant eux LESbiENNES, méconnaissances des spécificités...).

Afin de créer des nouvelles campagnes de sensibilisation et d’impliquer les jeunes dans des projets concrets, Sida'sos a lancé plusieurs concours d'affiches et de spots télé auprès des étudiant-e-s de Francisco Ferrer. Chaque catégorie s’est mobilisée au-delà de toutes nos espérances sur les 3 thématiques proposées: la discrimination, la prévention, le préservatif.
Les élèves de la catégorie artistique section publicité et technique graphique ont réalisé une cinquantaine de campagnes de sensibilisation. Celles-ci ont été évaluées par les professeurs, Sida’sos, le service santé de l’école et des professionnels de l’agence Polygone (directeur artistique, directrice marketing, médecin, account manager). Cela nous a permis de définir les gagnants et gagnantes ainsi que les coups de coeur du concours. Le but de ce type de projet est d’impliquer les jeunes dans des projets concrets qui concernent leur propre prévention, en favorisant le dialogue de jeunes à jeunes.

Coralie Peres-Vogels est l’étudiante qui a réalisé cette campagne IST pour les femmes en avril 2011, elle est aujourd’hui stagiaire chez Polygone.

Sida'sos a décidé de lancer une des campagnes « coups de coeur » de l'évènement en partenariat avec Magenta dont l’un des buts est de soutenir la prévention des IST dans les relations entre femmes. Ce partenariat a permis de peaufiner le message transmis par la campagne et de s'assurer de l'acceptation du message par le public cible. La collaboration entre les acteurs et actrices du secteur est essentielle pour renforcer la pertinence des messages de prévention et élargir la diffusion des campagnes. La campagne cible les LESbiENNES afin de les sensibiliser aux IST, les encourager à prendre soins d’elles, à aller régulièrement consulter un-e gynécologue et se faire dépister.

Magenta a décidé de relever le défi en s'associant à Sida'sos pour cette campagne de prévention.
Sida'sos est en lien avec les jeunes et leurs interventions sont au plus près de l'évolution des réalités. Ce projet est ambitieux et -nous l'espérons- sera le début d'une réelle prise en charge des réalités spécifiques des LESbiENNES, en termes de santé sexuelle et de santé globale aussi, au niveau des politiques et des pratiques. Les LESbiENNES cumulent les discriminations et les stigmatisations à leur égard, en tant que femme/fille (sexisme) et en tant que personne d'orientation homosexuelle (homophobie spécifique).

La Saint Valentin nous paraît un moment opportun mais aussi subversif, pour lancer cette campagne. En effet, il importe de préciser que les LESbiENNES vivent de belles histoires amoureuses, affectives et aussi sexuelles !

D’autre part, une étude que Magenta a récemment menée montre qu'elles peuvent vivre leurs attirances, faire leur coming out et vivre des amours heureux de plus en plus jeunes. Les choses évoluent. Tout ce qui favorise l'acceptation de soi, l'acceptation par les autres proches (familles, écoles,...) ainsi que tout ce qui crée des contextes égalitaires et inclusifs de la diversité des réalités affectives et sexuelles apportera un mieux-être pour les LESbiENNES, ainsi qu'une évolution pour chacun et chacune, de toutes les orientations sexuelles, en visant ainsi une société plus juste.

Le projet réalisé à Francisco Ferrer « le préservatif dans tous ses états » et le lancement de cette campagne sur les IST, qui se décline en affiches et badges, sont soutenus par le Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles et plus particulièrement par Madame Faouzia Hariche, Echevine en charge de l’Instruction publique et de la Jeunesse de la Ville de Bruxelles.

Contacts :

Sida'sos asbl
www.sidasos.be
info@sidasos.be
Céline Danhier
Présidente de Sida'sos
0472266789

Magenta ASBL
www.lasantedeslesbiennes.be
santedeslesbiennes@gmail.com
Rosine Horincq
Psychologue et formatrice
0478404314

mardi 4 octobre 2011

Quel est votre couple idéal...?


Magenta a réalisé cette année une vaste enquête sur les couples de même sexe.

L'une des questions portait sur votre couple idéal.

En rassemblant toutes vos réponses, voici l'image graphique de vos espoirs de couples.

Au plus les mots sont de grande taille, au plus vous les avez cités.

Joli et intéressant, non?

lundi 19 septembre 2011

The affiche...


Ca valait le coup d'attendre un peu...

En avant première pour vous, l'affiche de Magenta à destination des jeunes dans les écoles.


Nous allons en diffuser auprès des profs, des éducateurs et éducatrices, dans les centres psycho-médico-scolaires, les services de promotion de la santé à l'école, les centres de planning familial...


Cette semaine, nous allons présenter des résultats préliminaires de nos enquêtes sur les couples menées cette année... On vous tient au courant bientôt... On revient vite...

Belle semaine à vous,

santedeslesbienne@gmail.com

santedeslesbienne@gmail.com